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Foire aux questions
- 01L’énergie éolienne occupe une place grandissante dans la politique énergétique nationale. D'ici 2030, les énergies renouvelables devront en effet représenter 40 % du mix énergétique. L’intérêt de développer l’énergie éolienne est double : Elle contribue d´une part à limiter le changement climatique en réduisant les émissions de gaz à effet de serre. En effet, le bilan carbone de l’électricité éolienne est faible et les parcs éoliens viennent se substituer aux centrales thermiques. Avec la prévision d’un parc nucléaire vieillissant et d’une augmentation des usages électriques l’énergie éolienne devient indispensable pour assurer la sécurité d’approvisionnement en électricité et pour atteindre la neutralité carbone. Elle permet d'autre part, comme toutes les énergies renouvelables, de sécuriser la production d’électricité en venant diversifier les sources. En effet, le mix électrique français est encore très largement dépendant de l’énergie nucléaire (environ 70% du mix électrique), et dépendre d’une seule source d’énergie est une source d’insécurité. En outre, l’énergie éolienne est désormais une technologie mature et compétitive : les coûts de production de l’éolien sont en baisse depuis plusieurs années.
- 02Les éoliennes fonctionnent par le vent capté au niveau des pales qui fait tourner un rotor. L’énergie mécanique créé est transformée en énergie électrique par la génératrice. Cette électricité est ensuite convertie et injectée dans le réseau. Les éoliennes fonctionnent à des vitesses de vents entre 10 et 90 km/h. En-dessous (vent trop faible) ou en-dessus (vent trop fort) de ces valeurs, les éoliennes ne tournent pas. En revanche, ces situations sont peu fréquentes et ne dépassent pas 15 jours par an. Les éoliennes peuvent également être arrêtées en période de maintenance, mais cela ne représente, là encore, qu’environ 5 jours par an.
- 03Les éoliennes modernes génèrent un bruit modéré qui se rapproche d’un vague bruit de fond. Nous sommes tenus de respecter des seuils stricts. En France, la loi fixe des valeurs limites et oblige les parcs éoliens à ne pas dépasser plus de 5 dB le jour et plus de 3 dB la nuit par rapport au bruit ambiant. De plus, l'obligation prévue par le Code de l'Environnement d'implanter des éoliennes à minimum 500 mètres des habitations permet d'atténuer grandement le bruit produit par les éoliennes.
- 04L'oreille humaine n'est plus en mesure de traiter les sons particulièrement graves en dessous d'une fréquence d'environ 20 hertz (Hz). Par définition, les infrasons ne sont donc pas audibles. Le son émis par les éoliennes possède un large spectre de fréquences avec des parties audibles et inaudibles. Les niveaux sonores émis par des éoliennes sont toutefois de plusieurs ordres de grandeur inférieurs au seuil de perception humaine, pour autant que les dispositions légales soient respectées. Alors que les éoliennes ne sont pas des sources pertinentes d'infrasons, nous sommes confrontés dans la vie quotidienne à une multitude d'émetteurs d'infrasons. Outre les voitures, les climatiseurs, les réfrigérateurs, les machines à laver ou les pompes émettent également des infrasons dans l'environnement. Mais même dans ces cas, les niveaux sont si faibles qu'ils ne constituent pas une menace.
- 05L’étude d’impact du projet éolien doit respecter la séquence „Eviter, Réduire, Compenser ». Ainsi, les atteintes à l’environnement doivent être avant tout évitées. Si certaines atteintes ne peuvent être évitées, alors il s’agira de les réduire (systèmes de détection et d’effarouchement pour éloigner les individus, adaptation du fonctionnement des éoliennes aux risques de collision en les bridant, etc). Enfin, si un impact résiduel important persiste malgré les mesures d’évitement et de réduction, il s’agira de le compenser, notamment via des mesures de plantation de haies, de reboisement, de réhabilitation de zones humides, etc.
- 06En France, le dossier d'autorisation environnementale auquel sont soumis les projets éoliens doit faire l'objet d'une évaluation environnementale. La loi encadre cette volonté par une haute exigence et des obligations d’études avancées pour éviter, réduire ou compenser tout éventuel impact. Lors du choix d'implantation d'un projet éolien, nous prenons en compte les zones sensibles pour les oiseaux nicheurs, les couloirs de migrations, les zones protégées, les espaces boisés, etc. Nous faisons particulièrement attention à la présence de certaines espèces sensibles à l'implantation d'éolienne. Nous adaptons l'implantation des éoliennes en fonction des résultats de ces études. Les professionnels de l’éolien ont à cœur les problématiques de biodiversité. On ne travaille pas chaque jour à la transition énergétique sans une forte conscience des enjeux écologiques
- 07De par leur faible emprise au sol, la faune terrestre est peu impactée par le fonctionnement des éoliennes. Ce sont les phases de construction et de démantèlement qui présentent le risque de détruire ou d'altérer des habitats qui peut avoir un impact indirect sur les espèces utilisant ces sites. Nous faisons tout notre possible afin d’éviter toutes forme de nuisance. Les éoliennes ne présentent pas non plus de danger pour la santé et la performance des animaux d'élevage. L'étude réalisée par l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) en 2015 conclut notamment que : "les données de la littérature disponibles sur les animaux de rente ne permettent pas de conclure sur un effet majeur et spécifique des champs électromagnétiques sur les performances et la santé des animaux".
- 08Quelle est la durée de vie d’une éolienne ? Selon l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME), la durée de vie moyenne d’une éolienne est estimée à 20 ans. Néanmoins, celle-ci peut s’étendre jusqu’à 25 ou 30 ans selon les constructeurs et avec une bonne maintenance du parc. Une fois cette durée écoulée, deux options sont possibles : Le démantèlement (enlèvement des machines et de la totalité des fondations) : si le site n’est plus utilisé pour l’exploitation du potentiel éolien, les éoliennes du projet sont démontées et le terrain restitué à son état initial. Les propriétaires fonciers des parcelles accueillant les éoliennes et la collectivité sont à ce titre informés sur les conditions du démantèlement. Le repowering : le remplacement du parc par des éoliennes identiques ou de nouvelles générations, après réalisation d’une nouvelle étude de faisabilité. En cas de modification substantielle, la seconde option n’est envisageable qu’après une nouvelle autorisation du Préfet. Il est à noter également qu’avec le temps et les évolutions technologiques, les éoliennes seront probablement différentes de celles que nous connaissons actuellement. Une éolienne se recycle-t-elle ? Aujourd’hui, 95% de la masse d’une éolienne se recycle. Les parties métalliques, comme le mât, ont une valeur marchande non négligeable. Le béton armé peut aussi être facilement valorisé dans le secteur de la construction. Les pales sont plus difficiles à recycler, mais peuvent être broyées et valorisées comme combustibles ou être utilisées dans la fabrication de mobilier urbain notamment (parc de jeux pour enfants, bancs …). Le démantèlement des plus anciens parcs éoliens vient de commencer, la filière du recyclage des éoliennes est en cours de développement et devrait monter en puissance dans les prochaines années afin d’être en mesure d’envisager du 100% recyclable. Comment se passe le démantèlement ? Conformément à l’article R.515-106 du Code de l’environnement et à l’arrêté du 26 août 2011 dans sa version modifiée du 22 juin 2020 précisant les modalités s’appliquant aux parcs éoliens, les opérations de démantèlement et de remise en état du site sont aujourd’hui parfaitement connues et cadrées par la loi. Celles-ci sont à la charge de l’exploitant du parc éolien. En aucun cas, le démantèlement ne peut être à la charge du propriétaire du terrain, de l’exploitant agricole de la parcelle ou de la commune. Parmi les différentes règles édictées, les textes de loi imposent, depuis le 1er juillet 2020, l’excavation de la totalité des fondations dans le cas d’éoliennes installées sur des terrains à vocation agricole. Ainsi, l’éolien est aujourd’hui une technologie parfaitement réversible, contrairement à d’autres moyens de production, il est tout à fait possible de démonter les installations et de rendre au terrain sa vocation originelle dès la fin d’exploitation du parc. D’autre part, la loi oblige l’exploitant à provisionner, au moment de la construction d’un parc, une somme pour pallier son futur démantèlement. En cas de défaillance de l’exploitant, ce qui n’est pour le moment jamais arrivé en France après plus de 25 ans d’exploitation de parcs éoliens, le Préfet dispose de ces provisions mises sous séquestre par le porteur de projet au moment de la construction du parc.
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